Dimanche 18 octobre 2026

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Baume & Mercier Classima : l’élégance discrète à l’épreuve de dix ans

Achetée chez Maier à Lyon en 2016, ma Classima 10217 a traversé dix ans et deux entretiens complets. Retour sur les détails qui font durer son élégance.

Montre Baume & Mercier Classima 10217 au poignet, cadran argenté à chiffres romains et index or rose, bracelet acier et or rose
Photo Bertrand Marquette

J’ai acheté ma Baume & Mercier Classima 10217 chez Maier Horloger, à Lyon, en 2016. Dix ans plus tard, après deux entretiens complets avec révision du mouvement, je la trouve toujours magnifique. Elle est comme neuve à mes yeux, et son dessin n’a rien perdu de sa justesse. Cette montre discrète, élégante et fiable résume assez bien ce que j’attends d’un bel objet : avoir encore envie de le porter longtemps après l’avoir choisi.

En horlogerie, les premières impressions sont faciles à raconter. Un cadran qui accroche la lumière, un bracelet que l’on ferme, une montre que l’on découvre à son poignet. Ce qui m’intéresse davantage aujourd’hui, c’est ce qui reste une fois ce premier enthousiasme passé. Est-ce que l’on aime encore ses proportions ? Est-ce que certains détails finissent par lasser ? Est-ce que l’on prend toujours plaisir à la regarder ? Avec ma Classima, la réponse est très simple : dix ans après, le plaisir est toujours là.

2016-2026 : le recul que ne donne pas un premier essai

Mon histoire avec cette Classima commence donc chez Maier Horloger, à Lyon. Le nom de la boutique et l’année de l’achat font désormais partie de l’objet. C’est aussi cela, une montre que l’on garde : sa référence reste la même, mais elle devient progressivement beaucoup plus personnelle qu’une ligne dans un catalogue.

Ce que j’apprécie particulièrement, c’est la stabilité de mon regard sur elle. Je la trouve toujours aussi belle. Je peux en détailler le cadran, observer le bracelet ou simplement l’apercevoir au poignet : son équilibre fonctionne encore. Le mot « intemporel » prend ici un sens très concret. Pour moi, il décrit cette absence de lassitude, cette manière de rester désirable sans avoir besoin d’être renouvelée.

Pourquoi son cadran traverse les modes

Le cadran est probablement ce qui explique le mieux mon attachement à cette montre. De loin, on retient sa clarté et ses lignes fines. En se rapprochant, on découvre une construction plus travaillée : une zone centrale parcourue de stries verticales, une couronne extérieure plus dépouillée, des chiffres romains et des index élancés. Les détails sont nombreux, mais chacun conserve sa place.

J’aime particulièrement la façon dont les aiguilles, en forme de feuille, répondent à la finesse des repères horaires. Leur silhouette apporte une douceur qui convient parfaitement à l’ensemble. Le guichet de date, à trois heures, reste bien intégré. Il donne une fonction utile au cadran sans en bouleverser la lecture.

Sur mes photographies, les reflets font varier l’apparence de la montre : le cadran semble tantôt presque blanc, tantôt plus argenté, tandis que les éléments rosés se réchauffent avec la lumière. C’est une beauté qui se découvre dans les nuances. Elle attire mon regard par la précision de ses détails, puis me laisse profiter de sa simplicité.

Gros plan de la Baume & Mercier Classima 10217 au poignet, avec son cadran clair et son bracelet bicolore
Le cadran clair et les touches rosées se répondent jusque dans le bracelet. Photographie personnelle de Bertrand Marquette, archives.

Acier et or rose : un équilibre qui fait sa personnalité

Cette version possède une personnalité bien à elle. La fiche officielle décrit une association d’acier et d’acier coiffé d’or rose 18 carats. La précision mérite d’être conservée : il ne s’agit pas d’un boîtier entièrement en or massif. Visuellement, ce mariage de matières apporte une chaleur que j’aime beaucoup.

Sur le bracelet, les touches rosées dessinent des lignes fines entre les éléments couleur acier. Elles prolongent celles du cadran et donnent une vraie cohérence à la montre. Les surfaces polies accrochent la lumière, mais la finesse des détails conserve à l’ensemble une certaine retenue. Je la trouve précieuse sans la trouver envahissante.

C’est aussi ce qui me plaît dans sa polyvalence visuelle. Je l’imagine aussi naturellement avec une chemise claire qu’avec une maille fine ou une tenue plus habillée. Son élégance vient de son dessin, et ce dessin n’exige pas une occasion exceptionnelle pour avoir du sens. À mes yeux, une belle montre gagne beaucoup à rester facile à associer.

Des proportions qui expliquent sa discrétion

Le boîtier mesure 40 mm de diamètre pour 8,95 mm d’épaisseur, selon Baume & Mercier. Ce deuxième chiffre compte autant que le premier : une montre peut afficher un diamètre raisonnable et paraître très présente si sa carrure est épaisse. Ici, le profil contenu participe à son allure habillée.

J’aime cet équilibre entre un cadran suffisamment ouvert pour apprécier ses détails et une silhouette qui reste légère à l’œil. La lunette lisse encadre l’ensemble avec netteté. Rien ne semble ajouté pour donner artificiellement du caractère à la montre. Ses proportions, son cadran et son bracelet parlent le même langage ; c’est cette cohérence que je continue d’apprécier après dix ans.

La fiabilité d’une automatique se juge aussi dans la durée

La Classima 10217 possède un mouvement automatique, une réserve de marche annoncée de 38 heures et un fond saphir permettant d’observer la mécanique. Son affichage réunit les heures, les minutes, les secondes et la date. Un programme simple, en accord avec son esthétique.

Le remontage automatique utilise les mouvements du poignet pour entretenir l’énergie du mécanisme. La réserve de marche indique, elle, combien de temps une montre pleinement remontée peut fonctionner sans nouvel apport d’énergie. Avec 38 heures annoncées, il faut donc prévoir de la remettre à l’heure si on la laisse de côté pendant tout un week-end. Cela fait partie de son fonctionnement normal.

Dans mon expérience de propriétaire, c’est une montre fiable, dans laquelle j’ai confiance. Cette appréciation vient de notre histoire commune. Elle accompagne le plaisir esthétique : j’aime son apparence, mais aussi le fait de posséder un objet mécanique que l’on peut entretenir et conserver. À mesure que les années passent, cette dimension devient pour moi de plus en plus intéressante.

La Baume & Mercier Classima 10217 de Bertrand Marquette présentée dans son écrin ouvert
Ma Classima dans son écrin : une silhouette que je trouve toujours aussi juste. Photographie personnelle de Bertrand Marquette, archives.

Deux entretiens complets, une mécanique toujours fidèle

Depuis mon achat en 2016, j’ai fait effectuer deux entretiens complets, comprenant le nettoyage et la révision du mouvement. Aujourd’hui, je la trouve comme neuve. Sa mécanique a conservé sa fiabilité, et la montre cet éclat qui me donne envie de continuer à la porter. Elle n’a pas bougé dans ce qui compte pour moi : son allure et le plaisir de l’avoir au poignet.

Cet entretien fait pleinement partie de sa longévité. Baume & Mercier recommande généralement une révision tous les trois à cinq ans pour ses mouvements mécaniques classiques, à adapter à l’usage et au diagnostic de l’horloger. Le démontage, le nettoyage et la lubrification du mouvement permettent de prendre soin de ce que l’on ne voit pas au premier regard. Une montre bien conservée doit aussi l’être à l’intérieur.

Autre repère utile : l’étanchéité annoncée pour cette référence est de 50 mètres, mais les joints vieillissent. La maison recommande un contrôle annuel de l’étanchéité. Ces attentions permettent d’envisager sereinement la suite. Pour moi, le plaisir de posséder une belle montre comprend aussi celui de la garder en bel état.

Ma définition d’un intemporel, dix ans après

La référence 10217 figure désormais dans l’espace « Héritage » du site Baume & Mercier, où elle est indiquée comme n’étant plus disponible. La mienne, elle, conserve toute sa place dans ma vie. Les collections évoluent ; mon attachement à cette Classima demeure.

Si je devais expliquer pourquoi je l’aime autant, je parlerais de son cadran lumineux, de la chaleur de son bracelet bicolore, de ses proportions et de cette discrétion qui lui donne tant de charme. Puis j’ajouterais quelque chose qu’une fiche technique ne peut pas raconter : dix ans après son achat chez Maier à Lyon, je suis toujours heureux de l’avoir choisie.

Mon avis sur cette Baume & Mercier Classima 10217 est donc très positif. Elle incarne une horlogerie élégante, lisible et attachante, celle dont la beauté continue de se révéler avec le temps. Un intemporel se reconnaît peut-être simplement à cela : les années passent, et l’on n’a toujours aucune envie de s’en séparer.

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